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Rester chez sa mère On en connaît des post-adolescents tout vieux qui végètent chez leur mère, ils sont en général obèses, ce qui n´est pas le cas de Flaschko, mais on n´est pas non plus archi-sûr car il vit dans une couverture chauffante qui cache tout son corps, et devant la télé. Il ne bouge pas d`un jota de la représentation visible ci-contre, car Mahler produit la variation et le rire en itérant la même image, ou presque, sous forme de strips en trois cases. Ce Viennois de 33 ans est d`habitude silencieux, ce qui n`aide guère á èclaircir le nonsense de ses histoires minimales, mais Flaschko est en quelque sorte la version "grand public" de son univers, avec le son (et l`image, en deux couleurs interchangeables:bleu et orange). Trois traits ondulés au bas de la couverture de Flaschko figurent la chaleur électrique, quelques points au-dessus de la tête maternelle le mal aux cheveux, car elle est abonnée au triple-sec: "-C´était comment aux Alcooliques Anonymes, M´man? -Impersonnel." Avec tout ca, Flaschko est un grand livre psychologique qui éclaire l´âme des garcons trentenaires demeurés chez maman, en particulier leur très confidentielle sexualité: "-Mais est-ce que tu trouves les filles attirantes, Flaschko? -Parmi celles qui passent à la téle? Oui. -Et dans la vraie vie? (une case et une ange passent) -Là non." Éric Loret, LIBERATION |